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Jeudi 8 juin 2006
Derrière ce titre un peu provocateur nous allons tenter de développer l'affirmation

On voit souvent, en début de tournoi des joueurs qui relancent très fort ou qui partent à tapis avec ce genre de main. AT est bien entendu la main la plus courante mais on peut englober tous les Ax.

Vous touchez AT en début de parole...

Chouette un as, avec un kicker qui me semble correcte, relançons.

Quelles mains peuvent vous suivre, si les joueurs jouent a peu près correctement?
- Un mauvais AJ, AQ AK contre lesquels vous avez 25% de chances de remporter le coup
- les paires moyennes, de 22 à 99 contre lesquelles c'est du 50-50.
- Des suited connectors qui laissent une chance de 60% environ d'avoir la meilleure main

Et bien sûr pour faciliter les choses ce sera à vous de parler le premier, complètement dans le noir avec 70% de chances d'avoir raté votre flop. Si un As sort, vous n'avez quasiment aucune chance de savoir si vous êtes devant ou pas. La meilleure configuration possible étant un T avec 2 autres cartes inférieures à T, ou une double paire. Ce qui laisse une marge de manoeuvre étroite. Dans la majorité des cas vous aurez un Ace high très faible.

Vous pouvez être relancé par:

- AQ AK
- TT JJ QQ KK AA
- Quelques autres mains de joueurs qui sentent de la faiblesse.
Quelle est votre marge de manoeuvre? Très très étroite, pour ne pas dire inexistante! Il vous restera une seule bonne option... Fold.

C'est pourquoi je couche le plus souvent ATo en début de parole.

En fin de parole.

Le problème reste entier si quelqu'un a relancé le pot avant vous, car il y a de grandes chances qu'il l'ait fait avec une meilleure main que la votre. Vous êtes alors condamné à folder votre main ou à espérer un miracle sur le flop (un As ne sera pas suffisant pour savoir si vous êtes devant).

La seule choix intéressant est de détenir AT en fin de parole dans un pot non relancé. Vous pourrez alors relancer le pot en espérant voler les blinds et en étant prêt à vous coucher en cas de surrelance
par Makkleod publié dans : Stratégie
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Jeudi 1 juin 2006

Un plan simple

 

Cet article est une traduction tirée du blog de Howard Lederer, un des joueurs les plus renommés que ce soit en cash game, en tournoi limit ou no limit hold’em. On l’appelle le professeur et il est toujours impressionnant à regarder.

Le but de cet article est de permettre aux anglophobes de lire un article d’un excellent joueur de poker. Je ne prétends pas avoir fait une traduction parfaite, loin de là même. Aussi merci à tous les anglophones de me pardonner pour les multiples approximations que vous pourrez trouver.

Si vous avez envie de lire l’article dans sa version originale, vous pourrez le trouver à cette adresse :

http://www.howardlederer.com/howard-lederer-poker-article3.html

 

Voici une main que j’ai joué récemment à un tournoi au Bellagio. Je pense que vous allez la trouver intéressante.

 

J’ai 3600 chips quand la main commence. Les blinds sont de 50-100, et nous sommes dans un tournoi de No Limit hold’em. J’ai relancé à 300 en position intérmédiaire avec KhKc. Tout le monde s’est couché jusqu’au big blind qui paye la relance. Il me couvre de quelques centaines de chips. C’est un joueur régulier de High limit, mais je sens qu’il pourrait jouer un peu trop loose et agressif. Je n’ai pas d’indice particulier sur sa main à ce moment.

 

Flop : As Qc 8s. Il check et je mise 400. Il paye rapidement. Je commence à penser qu’il n’a pas un monstre en main et qu’il est peut-être sur un tirage, mais je ne suis pour l’instant sur de rien.

Turn : [AsQc8s] 5d. Il check. Je n’ai toujours pas de read sur lequel je puisse être confiant. J’aimerais que vous vous arrêtiez ici et que vous preniez le temps de réfléchir à ce que vous feriez dans ce coup. Il y a 1450 dans le pot et il vous reste 2900 chips.

 

J’ai pris mon temps. J’avais beaucoup de possibilités et je voulais y réfléchir. Je pouvais prendre mon temps avec un monstre en main donc je ne pensais pas lui donner d’indice particulier avec cette pause.

 

J’ai pensé que sa main la plus probable était un mauvais as, mais comme je l’ai dit plus tôt, je n’étais pas sur. Je sentais que je pouvais voler le coup d’un mauvais As, mais je voulais prendre le minimum de risque de sortir du tournoi face à une très bonne main. Je ne voulais pas laisser les 1450 du pot aller vers lui. Je pensais qu’il serait bien mieux près de moi.

 

Donc j’ai misé 900. Mon plan était d’essayer de lire sa main du mieux que je pouvais pendant qu’il payait, si il le faisait. Et, si j’étais sure qu’il payait avec un mauvais As à la turn, j’allais envoyer mes derniers 2000 à la river, même si le draw arrivait. Mon autre stratégie était de me coucher si il relançait à la turn. J’étais très engagé dans le coup puisqu’il me restait seulement 2000 et si il me bluffait ici, il méritait le pot. Je sentais que de cette manière je ne paierai pas face à une main comme A8 ou A5. Et le seul risque pour moi d’être sorti du tournoi, c’était si il était prêt à jouer son va-tout sur un Ax, ou si il avait slowplay un monstre et check à la river. Il pouvait également faire un mauvais call sur un tirage, mais encore une fois il devait en arriver là et checker sur la river pour avoir mes jetons.

 

Je sentais que c’était le meilleur moyen d’avoir un avantage stratégique avec mes chips restants. Je misais seulement 900, mais mon adversaire savait qu’il y avait encore 2000 jetons derrière cette mise. Si il voulait suivre avec un mauvais As, il devrait affronter une mise de 2900, pas de 900.

Voilà un exemple où je pense que mettre son tapis en une seule est trop agressif. Vous pouvez seulement être payé par des mains qui vous battent si vous misez 2900. Pourtant, avec ma mise de 900, je ne sais même pas ce que je veux qu’il fasse. Si il paye, il peut avoir une mauvaise dame, or un gros tirage comme KsJs. Si il se couche, il peut avoir un mauvais As. J’adore faire des mises où je ne sais pas ce que je veux que mes adversaires fassent. Bien sûr, ici, je veux qu’il se couche, mais il peut suivre de temps en temps avec des mains que je bat.

Finalement, il s’est couché après 2 minutes de réflexion. Je ne sais toujours pas si il avait le tirage, la dame ou l’as. Mais je pense avoir fait la mise juste au regard de la situation : trop cher pour la plupart des tirages et un mauvais As. Mais pas assez pour me sortir du tournoi face à une très bonne main.

Je trouve généralement ce genre de mains les plus fascinantes, et parfois les plus rentables. Aller au tapis avant le flop peut certainement être une stratégie rentable, mais parfois vos meilleures mises sont celles où vous laissez la  main se développer.
par Makkleod publié dans : Stratégie
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Mercredi 31 mai 2006

Jouer short-stack

 

 

 Cet article est une traduction d’un article de Samenole du site pocketfive que vous pourrez trouver à cette adresse :

 

http://www.pocketfives.com/80BFB869-4F9C-4536-9A85-600FB9E9ADED.aspx

 

La traduction n’est surement pas à 100% fidèle et je prie aux anglophones de m’excuser pour les approximations qu’ils pourraient relever.

 

Commençons par la définition d’un short-stack : un short stack se situe environ entre 8 et 12 fois le big blind ou moins. Quand vous arrivez dans cette zone, il est temps de penser à trouver la meilleure opportunité pour aller à tapis. La clé pour survivre est de voler les blinds suffisamment de fois pour toujours partir all in dans une position avantageuse.

 

Par exemple, disons que je suis dans un tournoi avec 75 personnes restantes. Les blinds sont de 1000-2000 avec des antes de 100, et j’ai 18000 en chips. Dans ces conditions, relancer et se coucher face à une surrelance est rarement la bonne solution. Cela veut dire que si je joue un pot, je vais soit voler les blinds, soit je vais être all-in et jouer mon tournoi sur cette main.

 

Il y a quatre principaux critères dont je tiens compte dans une situation comme celle-ci. Nous allons les détailler précisement dans cet article. Ils ont chacun une importance qui peut être déterminante dans ma décision. Premièrement, quelle est ma main ? Deuxièmement, quelle est ma position? Troisièmement, est-ce que le pot a déjà été relancé? Enfin, si le pot a été relancé, par qui l’a-t-il été ?

 

Bien que le choix de la main ne soit pas toujours le facteur déterminant, il peut être vital pour survivre dans un tournoi. L’erreur la plus répandue et de loin commise par les joueurs quand ils jouent un short-stack est de se mettre all in avec Ax. Les gens sont prêt à partir all-in avec n’importe quel As (parfois même avec une relance avant eux) et infliger un bad beat à leur adversaire. Car quand vous bougez avec Ax, vous espérez que tout le monde va se coucher, parce que vous savez que si vous êtes suivi, vous allez presque toujours êtres dominé par un As avec un meilleur kicker ou une pocket pair meilleure que votre kicker, ce qui vous laisse 3 outs pour vous en sortir. La seule fois où vous serez favori avec Ax c’est quand vous obtiendrez un call de la part d’une mauvaise main comme KQs, contre laquelle vous êtes légèrement favori. C’est pourquoi je recommande de pousser avec des mains comme KQs, KQo, KJs, KJo, QJs, JTs, et toutes les petites paires avant que vous pensiez à bouger avec Ax. Le seul moment où je vous conseillerai de bouger avec Ax c’est en fin de parole et avec environ 6BB ou moins. Sinon, j’attendrai une meilleure opportunité.

 

Quand je suis short-stack, la position perd en importance dans mes choix. En effet, bien que toucher une bonne main en fin de parole est idéal, parler dans les premiers présentent aussi des avantages. Tout d’abord, il y a moins de risque que quelqu’un ait relancé le pot et soit mathématiquement obligé de suivre votre all-in. De plus, bouger en début de parole fait que votre main sera perçu comme plus forte qu’elle ne l’est. Parfois, je préférerais partir all-in en 3ème position qu’en avant-dernière (cut-off). Au cut-off, j’ai beaucoup plus de chance que le pot ait été relancé avant moi, auquel cas je dois décidé si je surrelance ce pot ou si je couche. Depuis la 3ème position un all-in pourra normalement pousser les mains de A2-AT à se coucher, donc les seules mains dont vous devrez vraiment vous inquiéter sont AK, AQ, AA, KK et QQ.

 

La situation la plus compliquée quand on est short-stack est de recevoir une bonne (pas une excellente) main avec quelqu’un qui a relancé le pot avant vous. La plupart du temps, quand quelqu’un relance, il sera trop engagé dans le coup et devra suivre votre all-in, quelles que soient les cartes qu’il détient. Evidemment si vous avez une grosse paire (99+), AK ou AQ, je vais surrelancer 100% du temps.

Mais si j’ai une main comme ATo en avant-dernière position et qu’il y a eu une relance normale avant moi ? Beaucoup de gens iront toujours à tapis quelque que soit le relanceur. En fait  dans ce cas, la situation exige d’examiner attentivement qui est le relanceur. Si un joueur tight relance de 6000 UTG+1, je me couche sans même réfléchir. Les joueurs tight ne relancent généralement pas avec moins que A9, surtout UTG+1, donc je ne vais pas risquer mon tournoi quand je suis au mieux à 50-50 et sûrement largement battu. Au contraire si un joueur loose avec un gros stack juste à ma droite raise de 6000, je le surrelance presque systématiquement. Il relance probablement avec n’importe quel As, un roi assorti, ou n’importe quelle deux cartes juste pour voler les blinds. Dans ce cas, il y a de grandes chances que je sois devant et une bien plus petite que je sois derrière.

 

Les petites paires sont également difficiles à jouer en short-stack et doivent être appréhender de la même manière que ATo dont nous avons déjà parlé. Si je reçois 55 en position intermédiaire et que personne n’a relancé avant moi, je vais bouger. Mais si il y a eu une relance avant moi, avec aucune fold equity réelle, le risque que je me retrouve face à une meilleure pocket paire est trop important pour compenser la possibilité d’être face à A3, A2, 33, 22, contre lesquels je serai largement favori.

 

Parfois quand vous jouerez short-stack, vous n’aurez pas le luxe d’avoir quelque chose qui ressemble à une main. Dans ce cas, essayez de repérer les joueurs les plus tight de la table et voler leurs blinds, surtout en fin de parole. Même si vous bougez avec une main comme 8Ts, vous avez toujours une chance de vous en sortir, quelque que soit la main que vous aurez en face. Quand vous arrivez à 5bb ou moins, il est temps de paniquer. Bougez avec des mains telles que QTo, T9s, K9o dans n’importe quelle position est obligatoire car sinon vous serez ejecté par les blinds. A ce moment de la partir, vous devez juste espérer partir all in avec des cartes vivantes (que votre n’adversaire ne détient pas) et priez pour toucher quelque chose.

 

Beaucoup de joueurs n’ont pas la patience et l’endurance pour jouer short stack pendant une longue période de temps. Ils essayent à tout prix de doubler plutôt que d’attendre la meilleure situation.

par Makkleod publié dans : Stratégie
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Mardi 23 mai 2006
Cet article vient en complément de celui intitulé: Un peu de calcul...Il n'y a pas beaucoup de chiffres à connaitre au poker mais ceux que je vais vous donner sont indispensables si vous vouler vous en sortir.


Préflop

vs
 
Paire contre paire inférieure: 80-20%

vs
   
 Paire contre carte commune + carte plus
petite suited :88%- 12%.
93%-7% si offsuit

vs
   
 Paire contre deux cartes supérieures:
55%-45%.

vs
   
1 carte commune et une carte supérieure.
73-23%. Plus le kicker est faible, plus grande
sont les chances de faire un partage

vs
   
 Même cas que précédemment mais avec
kicker faible: 34%-22% et 44% de partager le
pot!

vs
   
 Carte supérieure+ carte inférieure contre
deux cartes intermédiaires: 60% - 40%

vs
   
 2 cartes supérieures contre deux cartes
assorties qui se suivent: 59-41%

vs
   
 2 cartes supérieures contres deux cartes
faibles : 62%-38% (seulement!)

vs
   
 Paire contre une carte supérieure et une carte
plus faible: 71%-29%

Ces statistiques permettent de relativiser la plupart des bad beats qu'on estime se prendre préflop. Par exemple, perdre contre une paire plus petite arrive une fois sur 5. Cela revient à lancer un dé à 5 face, et espérer qu'il ne fera par exemple pas 5. On comprend que ça peut arriver fréquemment. Et ces statistiques permettent également de comprendre pourquoi en tournoi il peut
être dangereux d'être all-in plusieurs fois, même avec des cartes fortes (si vous avez AK en main, il est préférable pour vous que votre adversaire ait AQ que 56!)


Je vous présente aussi quelques situations post flop qu'il est intéressant de connaître

Post flop
vs
Flop:  
TPTK contre tirage flush
et straight. Un des
rares cas où le tirage sera
 favori: 44%-56%.En effet le
 tirage a tellement de cartes
qui peuvent le faire gagner
(15 outs) qu'il y a plus d'une
 chance sur deux que l'une des
cartes arrivent
vs
Flop  
 Double paire contre tirage
 suite: 70%-30%

vs
Flop  
 Top paire contre set: 2%-98%.
 Oui c'est quasiment impossible
 de sortir d'un piège tendu par
 un set si vous tomber dedans
vs
Flop  
 Top paire contre double bottom pair:
25-75%. Vous verrez ce cas
 arriver souvent entre TPTK
 vs double paire avec les deux
plus petites cartes du board
vs
Flop  
 De l'intérêt de savoir lacher
sa main sur un flop défavo-
rable. Avec une poubelle préflop
K8 est maintenant favori à 91%
 contre 9%pour les dames.
vs
Flop  
 Paire contre deux overcards
 qui n'ont pas
trouvé leur flop : 75%-25
par Makkleod publié dans : Stratégie
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Vendredi 19 mai 2006

DEMAIN SURPRISE SUR LE BLOG. N'OUBLIEZ PAS DE VENIR


Aujourd'hui un tableau pour le hold'em no limit bien sur, qui devrait vous permettre, si vous ne le connaissez pas encore, d'améliorer sensiblement votre jeu. Il permet, en fonction du nombre de cartes possibles pour améliorer son jeu, de connaitre la probabilité que l'évènement se concrétise (ça permet d'éviter les prières divines: "mais tu vas sortir oui petit 8 de pique" par exemple)

Tableau donnant les chances de l'arrivée d'une des x cartes attendues

Nombre d’outs

Turn + river

Turn

River

1

4.3%

2.1%

2.2%

2

8.4%

4.3%

4.3%

3

12.5%

6.4%

6.5%

4

16.5%

8.5%

8.7%

5

20.4%

10.6%

10.9%

6

24.1%

12.8%

13%

7

27.8%

14.9%

15.2%

8

31.5%

17%

17.4%

9

35%

19.1%

19.6%

10

38.4%

21.3%

21.7%

11

41.7%

23.4%

23.9%

12

45%

25.5%

26.1%

13

48.1%

27.7%

28.3%

14

51.2%

29.8%

30.4%

15

54.1%

31.9%

32.6%

16

57%

34%

34.8%

17

59.8%

36.2%

37%

18

62.4%

38.3%

39.1%

19

65%

40.4%

41.3%

20

67.5%

42.6%

43.5%

 Explication du tableau:
- Un out : c'est une carte qui améliore votre jeu et va vous donner de grandes chances de battre votre adversaire.
-Turn + river: c'est la statistique combinée que la carte ou l'une des cartes que l'on attend arrive soit à la turn soit à la river.
- Turn : la probabilité que l'une des cartes attendues arrive à la turn. Cette statistique peut-être intéressante à connaître quand on pense que son adversaire va nous faire payer très cher la dernière carte.
- River: Le pourcentage de chance d'amélioration sur la dernière carte, tout simplement.

Mon conseil : vous pouvez bien sur apprendre ce tableau par coeur qui vous donnera les probabilités exactes en fonction de votre nombre d'outs, ou vous pouvez utiliser ma méthode qui consiste à compter son nombre d'outs et à le multiplier par 4 si il reste la turn et la river à venir, et par 2 si il reste uniquement la river ou que je me couche après la turn si je ne touche rien.
Cette méthode fonctionne jusqu'a 16 outs, après l'approximation est un peu trop forte. A partir de 16 outs il suffit de retirer 5% au calcul quand on multiplie par 4 et à partir de 18 outs, 10%. Pour la multiplication par deux ça fonctionne tout le temps.


Quelques exemples de calcul du nombre d'outs

 Votre jeu

 Le flop

Possibilité d'améliorations

 

 

 Premier cas très simple puisqu'ici seul un des deux 8 restant peuvent améliorer notre jeu. Nous avons donc 2 outs.

 

 

Un as ou un 8 peuvent améliorer notre jeu soit 4 outs ( les deux as restants + les deux 8 restants)

 

 

 Le dernier 9, les 3 autres 6 + les autres 2 peuvent améliorer votre jeu pour faire un carré ou un full, soit 7 outs

 

 

 Ici, seuls les 2 et les 7 peuvent être considérés comme des cartes pouvant nous faire gagner. Nous avons donc 8 outs

 

 

 Ici tous les coeurs donnent le jeu max donc nous avons 9 outs (les coeurs non sortis)

 

 

Ici un tirage énorme puisqu'on joue à la fois pour un pique ou pour un 4 ou un 9. Il y a donc 15 outs(attention à ne pas compter deux fois le 4 et le 9 de pique)

 

 

 En estimant que vous connaissez la main de votre adversaire (Q7 par exemple), vous avez la couleur + les 10 (10 de carreau déja compté) + les as et les rois soit 18 outs pour vous faire gagner

La liste n'est pas exhaustive, on peut ajouter les gutshot straight draw qui donnent 4 outs (il vous manque une carte pour faire votre suite mais dans un seul sens). Attention également à ne pas surévaluer le nombre d'outs qui peuvent vous faire gagner.
Reprenons le dernier exemple. Si votre adversaire a QQ, vous pouvez déja retirer les As et les K comme outs ce qui réduit vos possibilités a 12 outs. Mais de plus même si vous toucher votre tirage votre adversaire peut faire un full (le 6 de carreau n'est plus un out). Tenez en compte quand vous estimez vos chances de gagner!
par Makkleod publié dans : Stratégie
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